Concours – Espace Riopelle MNBAQ

Client

Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ)

Date

2022

Localisation

Québec – QC

Équipe

Consortium – Agence Spatiale + BGLA

Figurant parmi les quatre finalistes, nous avons eu l'honneur et le privilège de présenter notre proposition pour le concours de l'Espace Riopelle du Musée national des beaux-arts du Québec. Le concept a été réalisé en consortium avec la firme d'architecture BGLA, ainsi que Pageau Morel et associés inc. et SNC-Lavalin.

Le pavillon Riopelle doit, à notre sens, s’accorder au diapason de la fougue et de l’audace de cet artiste immense. Le projet propose une montée paysagère qui invite, dès le parvis central, à monter sur les toits afin d’atteindre un belvédère unique qui permet de saisir l’immensité et la puissance du site. Un parcours linéaire qui reprend le langage des grèves, un lieu d’échouage en bord de fleuve fait de sable, de gravier, de bois flotté et de champs herbacés.

Le projet s'inspire des courbes de Bézier, des courbes polynomiales développées pour concevoir des pièces de carrosserie d’automobiles au tournant des années soixante pour Citroën et Renault.

Ces courbes sont présentes dans certains tableaux de Riopelle, comme des signes et des codes qui racontent, sous forme symbolique, des épisodes de la vie de l’artiste. Formalisées en espace, elles engendrent un dialogue en contraste avec les pavillons existants, qui sont organisés selon des trames architecturales classiques. La forme offre une signature architecturale forte, distinctive et identitaire.

Telle une grande voile de bateau ondulant sur le fleuve, le projet revêt une enveloppe légère, diffuse et mystérieuse. Servant à la fois de filtre, de protection solaire et de contrôle énergétique, la vêture se veut une métaphore des longs canevas de l’artiste, évocatrice du travail en multiples épaisseurs de Riopelle.

La mise en lumière évoque paradoxalement l’absence de matière. Entourée d’une zone floue de lumière, la silhouette de l’Espace Riopelle devient une empreinte au sol. Un effet visuel laissant une trace en négatif, presque feutrée, à l’image du travail à l’aérosol de l’artiste.